🕯️ Edgard Pirlot fut l’un des derniers représentants d’une fonction aujourd’hui disparue : celle de Suisse d’église.
Né en 1912, il s’éteint en février 1982, laissant derrière lui le souvenir d’un personnage marquant de la vie religieuse et sociale locale.
⛪ Surnommé le « policier du culte » ou encore le « shérif de la nef », Edgard Pirlot incarnait l’autorité et l’ordre au sein de l’église. Sa mission n’était pas celle d’un sacristain, mais bien de maintenir la discipline pendant les offices.
👑 Il portait un costume impressionnant, accompagné d’un chapeau à plumes, de galons, d’une épée et surtout d’une hallebarde.
Cette arme d’apparat, composée d’une longue hampe de bois surmontée d’une lame mêlant pointe de lance, lame de hache et crochet (bec de corbin), symbolisait son rôle et son autorité.
🔔 C’est en frappant le sol de sa hallebarde qu’il signalait aux fidèles les moments où il fallait se lever ou s’asseoir. Il sonnait les cloches, fermait les portes de l’église et de la sacristie, et veillait au bon déroulement des cérémonies.
😶🌫️ Sa présence imposait le respect. Beaucoup se souviennent d’une certaine crainte à l’église, tant il exerçait sa fonction avec rigueur.
Si quelqu’un parlait ou chahutait, Edgard Pirlot s’approchait et frappait une fois le sol de sa hallebarde pour rappeler au silence. En cas de récidive, la personne était priée de quitter l’église.
👰♀️🤵♂️ Il était également présent lors des mariages, contribuant à la solennité des célébrations à une époque où les églises étaient encore pleines.
📜 L’origine des Suisses d’église remonte aux ordonnances royales de 1771. On retrouvait ces gardes dans plusieurs pays, notamment en France et en Belgique, avec des exemples bien documentés, comme ceux de Tongres.
🏠 Edgard Pirlot habitait rue de Bohémont à Bertrix.
Son costume est aujourd’hui conservé au Musée de la Piconrue à Bastogne, témoignage matériel d’une tradition aujourd’hui disparue.
✍️ Témoignage et informations recueillis avec l’aide de Laurent Pirlot (petit-fils d'Edgard) et accompagné de Sandra Lambert, à qui l’on peut s’adresser pour tout complément d’information.