🩺 Le capitaine-médecin Meyer Sassoon 🪂

Un parachutiste SAS mort à Mortehan le 24 décembre 1944🪖 Le capitaine-médecin Meyer Sassoon appartient à cette génération d’hommes venus d’horizons lointains qui choisirent de rejoindre les Forces françaises libres pour continuer la lutte contre l’occupant allemand. Né le 30 juillet 1915 à Alexandrie, en Égypte, dans une famille d’origine levantine, il grandit dans un environnement cosmopolite marqué par la culture française.

🎓 Il effectue sa scolarité au Collège Saint-Marc d’Alexandrie, puis au lycée français de Shatby. Sa famille s’installe ensuite au Liban, où il entreprend des études de médecine à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Après avoir obtenu son diplôme, il exerce comme médecin stagiaire à l’hôpital de Jérusalem, se destinant à une carrière médicale classique, bien loin encore des champs de bataille européens.

⚔️ Mais la Seconde Guerre mondiale bouleverse son destin. Le 28 juin 1941, alors qu’il se trouve en Palestine, Meyer Sassoon décide de s’engager dans les Forces françaises libres. Il sert d’abord comme médecin au Groupe de bombardement Lorraine, stationné à Rayak au Liban, puis à Damas en Syrie. Son engagement et son sens du devoir sont rapidement remarqués.

🪂 En 1943, il rejoint les unités parachutistes françaises en Grande-Bretagne, destinées à former les futures unités SAS (Special Air Service) françaises. Après une formation exigeante, il obtient son brevet de parachutiste le 16 juin 1943 à l’école de Ringway, près de Manchester. Il devient alors médecin du bataillon, partageant les missions et les risques de ces soldats d’élite.

🇫🇷 En juin 1944, quelques jours après le débarquement de Normandie, Meyer Sassoon est parachuté en Bretagne avec les SAS français lors de l’opération Samwest. Les parachutistes ont pour mission de soutenir la Résistance et de harceler les troupes allemandes. Dans les bases clandestines de Samwest puis Dingson, le médecin Sassoon soigne les blessés dans des conditions souvent précaires, gagnant l’estime et l’affection des hommes de son unité.

🚙 Après la libération de la Bretagne, les SAS poursuivent leurs opérations en France. À la fin de l’année 1944, la situation devient critique avec l’offensive allemande dans les Ardennes. Le 24 décembre 1944, veille de Noël, une colonne SAS quitte Reims pour rejoindre la Belgique dans le cadre de la mission Franklin, destinée à intervenir dans la zone de combat.

🌙 Arrivés de nuit dans le village de Mortehan, près d’Herbeumont, les parachutistes sont malheureusement pris pour des infiltrés ennemis. Dans la confusion, une sentinelle américaine ouvre le feu sur le véhicule de tête. Le capitaine-médecin Meyer Sassoon est gravement blessé aux jambes et aux pieds.

🏥 Évacué vers les hospices de Verdun, il subit plusieurs soins et interventions. Malgré les efforts des médecins, ses blessures sont trop graves. Après plusieurs jours de souffrance, il s’éteint le 10 janvier 1945, à l’âge de 29 ans. Il est reconnu Mort pour la France.

🕊️ Aujourd’hui, à Mortehan, une stèle commémorative rappelle le sacrifice du capitaine-médecin Meyer Sassoon et le destin tragique de ce parachutiste venu de la Méditerranée pour combattre en Europe. Son histoire illustre le courage et l’engagement de ces volontaires étrangers qui, au sein des SAS français, participèrent à la libération du continent.

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