🪖 Les parachutistes SAS de la France Libre à Bertrix

Un engagement discret au cœur de la Bataille des Ardennes

En décembre 1944, les Ardennes deviennent le théâtre d’une des dernières grandes offensives allemandes sur le front de l’Ouest. Lancée sous l’autorité du maréchal Gerd von Rundstedt, cette opération vise à percer les lignes alliées et à reprendre l’initiative dans un conflit pourtant déjà en train de basculer.

C’est dans ce contexte critique que des unités d’élite sont rappelées en urgence : les parachutistes SAS de la France Libre.


⚔️ Une unité d’élite en renfort

Formés selon les méthodes du Special Air Service britannique, ces parachutistes français appartiennent à des troupes spécialement entraînées pour des opérations derrière les lignes ennemies.

Au moment de l’offensive, ils se trouvent au repos en France, mais la dégradation rapide de la situation en Belgique impose leur redéploiement immédiat.

Le 24 décembre 1944 à 22h00, ils arrivent à Bertrix, en pleine phase critique de la Bataille des Ardennes.


📍 Bertrix, un point stratégique discret

À leur arrivée, les SAS reçoivent plusieurs missions essentielles :

  • Ă©tablir un poste de commandement avancĂ©
  • organiser des missions de reconnaissance
  • traquer et dĂ©sorganiser les unitĂ©s allemandes infiltrĂ©es

Un élément marquant de leur présence à Bertrix réside dans le choix de leur quartier général :

👉 les cryptes de l’église décanale

Ce lieu, à la fois discret et protégé, offrait des conditions idéales pour coordonner des opérations dans une zone encore instable.


🔍 Des opérations dans l’ombre

Les SAS ne sont pas des troupes conventionnelles. Leur rĂ´le repose sur :

  • le renseignement
  • les actions rapides et ciblĂ©es
  • le sabotage
  • la dĂ©sorganisation des arrières ennemis

Dans une bataille où la mobilité et l’information sont cruciales, leur intervention contribue à freiner l’avancée allemande et à soutenir la réorganisation des forces alliées dans la région.

Leur action s’inscrit dans un effort plus large qui mènera notamment à la libération de Saint-Hubert le 12 janvier 1945.


🕊️ Le prix de l’engagement

Comme souvent dans ce type d’opérations, ces missions comportent de lourds risques. Deux membres de cette unité y laisseront la vie :

  • le capitaine mĂ©decin Meyer Sassoon, tuĂ© le 24 dĂ©cembre 1944 Ă  Morhet
  • le sergent Jean PrĂ©dali, tombĂ© le 1er janvier 1945 Ă  Smuid

Leur sacrifice rappelle la dangerosité de ces actions menées dans des conditions extrêmes, souvent loin des lignes principales.


🌲 Une mémoire locale à préserver

Aujourd’hui, la présence de ces parachutistes SAS à Bertrix reste un épisode relativement méconnu de la Bataille des Ardennes.

Pourtant, elle témoigne du rôle stratégique joué par la région :

👉 un lieu de passage, de coordination et d’opérations clandestines

👉 un point d’appui discret dans un moment décisif de la Libération

Une plaque commémorative rappelle encore cette présence, soulignant qu’au cœur même du village, dans l’ombre des cryptes, s’est écrite une page essentielle de l’histoire locale.


✨ Entre mémoire et transmission

Cet épisode illustre parfaitement la richesse et la complexité de l’histoire de Bertrix durant la Seconde Guerre mondiale.

Derrière les grandes offensives et les mouvements d’armées, ce sont aussi des actions discrètes, menées par des hommes d’exception, qui ont contribué à la libération de nos régions.

Préserver et transmettre ces souvenirs, c’est rendre hommage à ceux qui ont combattu dans l’ombre… et rappeler que même les lieux les plus familiers peuvent avoir été, un jour, au cœur de l’Histoire.

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