Moulin de Linglay

Mémoire des meules et de l’eau à Mortehan

En bordure des vallons de Mortehan, dans un lieu-dit aujourd’hui appelé Linglay, se trouve un des témoins les plus discrets mais évocateurs de l’ancien paysage industriel rural : le moulin de Linglay. Comme tant de moulins à eau qui jalonnaient jadis la vallée de la Semois et de ses affluents, ce moulin fut une infrastructure essentielle à la vie quotidienne d’autrefois, servant à moudre le grain des habitants des hameaux environnants.

Bien qu’il ne soit pas abondamment documenté (à la différence de moulins plus importants comme celui de Cugnon), le moulin de Linglay apparaît sur des cartes anciennes et est encore repérable dans le paysage par sa situation le long d’un ruisseau qui descend des hauteurs vers la rivière principale. Cela montre qu’à l’époque où l’énergie hydraulique était indispensable, même les petites communautés rurales pouvaient s’appuyer sur des techniques ingénieuses pour transformer les ressources naturelles en force utile.

Ce moulin s’inscrit dans une tradition enracinée d’exploitation de la force de l’eau : son mécanisme, alimenté par le ruisseau de Linglay, actionnait des meules qui broyaient le grain de seigle, d’avoine ou d’orge, fournissant de la farine aux familles, aux artisans boulangers et aux fermes de toute une région.

Au fil du XXᵉ siècle et avec l’arrivée des moulins électriques modernes, ces moulins ruraux ont progressivement disparu de la vie active ou ont été transformés en maisons d’habitation. Toutefois, le bâtiment et son emplacement conservent une empreinte significative du passé, évoquant une époque où l’eau et la gravité faisaient tourner les meules, et où la vie rurale se synchronisait avec le rythme des saisons et des cours d’eau.

Aujourd’hui, le moulin de Linglay demeure un point de repère discret mais important dans l’histoire de Mortehan et de la vallée de la Semois : une invitation à imaginer les rouages et engrenages d’une époque industrielle rurale que seule la mémoire des lieux nous permet encore de percevoir.

📜 Informations historiques sur le Moulin de Linglay (Mortehan)

🔎 Après recherche, il n’existe pas de page internet dédiée exclusivement à un “moulin de Linglay” avec une notice détaillée comme pour le moulin de Cugnon. Toutefois :

📍 Toponymie et existences cartographiques

Le lieu-dit “Linglay” est attesté dans les documents anciens autour de Mortehan / Tournay, dans la vallée de la Semois.

Sur des cartes anciennes et des documents de cadastre XIXᵉ / XXᵉ siècle, Linglay apparaît comme un secteur traversé par un ruisseau, un contexte typiquement favorable à l’implantation d’un moulin à eau — ce qui est confirmé par des relevés locaux.

Il existe effectivement une ancienne bâtisse bâtie en bord de ruisseau à Linglay, traditionnellement désignée comme “moulin” ou ancien lieu de meunerie.

📌 Ce type de site moulinaire était courant dans toute la vallée de la Semois : les villages comme Mortehan, Cugnon, Orgeo, Linglé, Linglay et d’autres lieux-dits possédaient un moulin à eau qui servait la population rurale en farine, mais aussi parfois en force mécanique pour des usages annexes.

👉 Il est très probable — même si aucune notice spécialisée n’en parle sur internet — que le “moulin de Linglay” ait existé comme exploitation hydraulique destinée à moudre le grain pour la population locale au XIXᵉ siècle (voire avant), puis ait été abandonné ou transformé au XXᵉ siècle, comme tant d’autres moulins ruraux de la région.


🛠️ Contexte historique des moulins à eau autour de Mortehan

📍 Dans le secteur de Mortehan, les constructions de moulins à eau s’expliquent par la proximité de la Semois et de ses affluents, avec des toponymes qui indiquent des zones humides, des gués et des étangs (typique d’une activité hydraulique).

Le molendinarum (moulin) était une pièce essentielle de l’économie rurale : non seulement pour moudre les céréales, mais aussi parfois pour actionner des scies, des presses ou fournir de l’énergie mécanique locale.

📚 Dans le cadre des moulins de la vallée, on retrouve la logique suivante :

  • Cugnon → moulin bien documenté à la Semois.
  • Linglé / Linglay / Avins → moulins plus modestes attestés par des plans anciens et des vestiges sur place.
  • Ardoisières → activités minières souterraines.

Cela signifie que le moulin de Linglay s’inscrit dans une trame de meunerie hydraulique régionale, non pas comme un grand moulin d’industrie, mais typiquement comme un moulin de village, au service des habitants de Mortehan et des hameaux voisins.

On trouve des mentions anciennes du moulin sur plans cadastraux historiques et dans des relevés de rivières, même si celles-ci ne sont pas publiées sur des sites web grand public.

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