🛡️ La sentinelle du Trinchî
On raconte qu’avant l’arrivée des aigles romaines, lorsque la Semois serpentait déjà comme un serpent d’argent autour du rocher, le Trinchî était un lieu que nul n’osait approcher sans y être convié. Là-haut, sur le promontoire, vivait un peuple fier, gardien des hauteurs et des passages de la vallée.

🔥 Lorsque le danger menaçait, des feux étaient allumés au sommet de l’oppidum. Leur lueur se reflétait sur l’eau sombre de la rivière et avertissait les villages en contrebas. Les anciens disaient que ces flammes n’étaient pas de simples signaux, mais la voix de la terre elle-même appelant ses enfants à se rassembler.

⚔️ Une nuit, alors que les guerriers étaient partis défendre la vallée, l’oppidum fut attaqué. Mais nul ennemi ne parvint à franchir le grand fossé du Trinchî. Des ombres se levèrent sur les remparts, plus nombreuses que les défenseurs eux-mêmes. Certains jurèrent avoir vu les anciens guerriers sortir de la roche pour protéger leur refuge.

🌫️ À l’aube, l’ennemi avait disparu. Il ne restait que le silence, le vent dans les arbres et la brume accrochée aux talus. Depuis ce jour, dit-on, le Trinchî n’est jamais vraiment vide. Les pierres gardent la mémoire de ceux qui les ont dressées.

🌿 Lorsque la forêt reprit ses droits et que les hommes oublièrent le nom des anciens, l’oppidum se tut. Mais les soirs de brouillard, certains promeneurs entendent encore des pas sur le plateau et le murmure d’une sentinelle invisible veillant sur la vallée de la Semois.

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